• 70ème anniversaire: libération des camps de concentration nazis...Romans sur Isère...

    70ème anniversaire: libération des camps de concentration nazis...Romans sur Isère...

    "survivre, notre ultime sabotage"

    germaine tillon

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    ici à romans sur isère

    des associations qui se consacrent à rappeler l'histoire

    ont choisi de donner place à un texte de germaine tillon

    qui fut déportée à ravensbrück

    ce texte est mis en scène au théâtre de la presle

    et présenté avant hier...hier...au public scolaire et ce soir vendredi 20 mars 2015 à 20h

    voir la présentation dans la vidéo ci dessous

     

    ailleurs des associations organisent projections de films et débats

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    je serai ce soir au théâtre de la presle

    dans mon esprit il s'agit de relier résistances d'hier et résistances d'aujourd'hui

    avec en tête l'appel renouvelé des résistants du C.N.R

    "créer c'est résister, résister c'est créer"


    Appel des Résistants par alternatives-images

    c'est pourquoi je ne dissocie pas cet appel à la mémoire de mes réflexions actuelles qui me conduisent à dénoncer ce qui s'apparente à l'effacement organisé des conquis de la résistance de nos parents alimentant miisère...résignation...honte...humiliation...rancoeur...divisions...avec aussi les terribles expériences de déshumanisation que nous avons connues depuis

    et les causes jamais assez décortiquées, les mesures jamais assez combattues qui provoquent les conflits

    à nouveau sans cesse grandissants dans le monde

    70ème anniversaire: libération des camps de concentration nazis...Romans sur Isère...

    la misère économique sociale et culturelle est ce dont souffre le plus le monde

    avec pour cadre la confiscation des richesses par une minorité

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    Extraits de l'ouvrage "Les inconnus de la résistance"

    Editions Messidor avec l'Humanité

     

    p 168

    Poème

     

    Sourde est la nuit, l'ombre, la brume,

    Sourd est l'arbre, sourd le caillou,

    Sourd est le marteau sous l'enclume,

    Sourde la mer, sourd le hibou,

     

    Aveugles la nuit et la pierre,

    Aveugles l'herbe et les épis,

    Aveugle est la taupe sous terre,

    Aveugle un noyau dans le fruit.

     

    Muettes la nuit et la misère,

    Muets sont les champs et la prairie,

    Muette est la clarté de l'air,

    Muet le bois, le lac, le cri.

     

    Infirme est toute la nature,

    Infirmes sont bêtes et rocs,

    Infirme est la caricature,

    Infirme le fou qui débloque.

     

    Mais qui voit? qui entend? qui parle?

     

    Raymond Queneau

    Les poètes de la revue Fontaine par Max-Pol Fouchet

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    p 87

    L'abeille

     

    Et je sais qu'il y en a qui disent: ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours trés précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé). A ceux là, il faut répondre: "C'est qu'ils étaient du côté de la vie. C'est qu'ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu'une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta amin une abeille, jusqu'à ce qu'elle étouffe. Elle n'étouffera pas sans t'avoir piqué. C'est peu de chose, dis-tu? Oui, c'est peu de chose. Mais si elle ne piquait pas, il y a longtemps qu'il n'y aurait plus d'abeilles."

     

    Jean Paulhan

    La résistance et ses poètes

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    Extrait de "L'honneur des poètes"

    Editions Le temps des Cerises

     

    p 23

    Le legs

     

    Et voici, Père Hugo, ton nom sur les murailles!

    Tu peux te retourner au fond du Panthéon

    Pour savoir qui a fait cela. Qui l'a fait? On!

    On c'est Hitler, on c'est Goebbels...C'est la racaille,

     

    Un Laval, un Pétain,,un Bonnard, un Brinon,

    Ceux qui savent trahir et ceux qui font ripaille,

    Ceux qui sont destinés aux justes représailles

    Et cela ne fait pas un nombre grand de noms.

     

    Ces gens de peu d'esprit et de faible culture

    Ont besoin d'alibis dans leur sale aventure.

    Ils ont dit: "Le bonhomme est mort. Il est dompté."

     

    Oui, le bonhomme est mort. Mais pas devant notaire

    Il a bien précisé quel legs il voulait faire:

    Le notaire a nom France et le legs: Liberté.

     

    Lucien Gallois

    pseudonyme de Robert Desnos

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    p11

    Puisque les morts ne sont pas revenus,

    que reste-t-il à savoir aux vivants?

     

    Puisque les morts ne savent pas se plaindre,

    de qui, de quoi se plaignent les vivants?

     

    Puisque les morts ne peuvent plus se taire

    est ce aux vivants de garder leur silence?

     

    Daniel Thérésin

    pseudonyme de Jean Tardieu

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    Extrait de la plaquette de la S.A.L.A.E.T Drôme

    Société des Amis de Louis Aragon et Elsa Triolet

    (voir sur le site national en cours de construction...clic...)

     

    Je vous salue, Maries de France

     

    Moi, si je veux parler, c'est afin que la haine

    Ait le tambour des sons pour scander ses leçons:

    Aux confins de Pologne existe une géhenne

    Dont le nom siffle et souffle une affreuse chanson

     

    Auschwitz! Auschwitz! ô syllabes sanglantes!

    Ici l'on vit, ici l'on meurt à petit feu.

    On appelle cela l'exécution lente.

    Une part de nos coeurs y périt peu à peu.

     

    Limites de la faim, limites de la force:

    Ni le Christ n'a connu ce terrible chemin,

    Ni cet interminable et déchirant divorce

    De l'âme humaine avec l'univers inhumain.

     

    Ce sont ici des Olympiques de souffrance

    Où l'épouvantable bat la mort à tous les coups.

    Et nous avons ici notre équipe de France,

    Et nous avons ici cent femmes de chez nous.

     

    Voici les cent fleurons de fer à l'auréole

    Qui couronne de sang ce malheureux pays,

    Les cent enseignements de la cruelle école

    Où nous aurons appris l'amour d'avoir haï!

     

    Puisque je ne pourrais ici tous les redire,

    Ces cent noms, doux aux fils, aux frères, aux maris,

    C'est vous que je salue, en cette heure la pire,

    Marie-Claude, en disant: Je vous salue Marie...

     

    Et celle qui parti dans la nuit la première,

    Comme à la Liberté monte le premier cri,

    Marie-Louise Fleuriy, rendue à la lumière,

    Au-delà du tombeau: Je vous salue Marie...

     

    Hélas, les terribles semailles

    Ensanglantent ce long été!

    Cela dure trop: écoutez,

    On dit que Danielle et que Maïe...

     

    Ah, déferont-ils maille à maille

    Notre douce France emportée?

    Ce qu'on dit rend l'ombre plus noire

    Sue la misère de nos champs.

     

    Les mots sont nuls et peu touchants

    Maïe et Danielle... Y puis-je croire?

    Comment achever cette histoire

    Qui coupe le coeur et le chant?

     

    Je vous salue, Maries de France, aux cent visages,

    Et celles parmi vous qui portent à jamais

    La gloire, inexpiable aux assassins d'otages,

    Seulement de survivre à ceux qu'elles aimaient!

     

    François La Colère

    pseudonyme de Louis Aragon

     

    Extrait du recueil "Le Musée Grévin"

    Le Musée Grévin est un recueil de poèmes écrit par Aragon et publié clandestinement en 1943, en pleine guerre mondiale.

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    70ème anniversaire: libération des camps de concentration nazis...Romans sur Isère...

    affiche (musée de la résistance d'ivry)

    coffret "la résistance"

    issue de la pochette "affiches - guerre de 1939-1940 et époque de l'occupation"

    publié par Le livre Diderot- 1972

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    Extrait le la page "Safar(fragment)

    Aragon Choix de poèmes établi et présenté par Michel Apel-Muller

    Editions Temps actuels

    p 322

    "Ô tout ce que je ne dis pas

    Et que je ne dis à personne

    Le malheur c'est que cela sonne

    Et cogne obstinément en moi

    Même si n'en rien sait personne

    Non laissez moi non laissez moi

    Parfois je me le dis parfois

    Il vaut mieux parler que se taire"

     

    Louis Aragon

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    andrée wizem

     

     

     

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